Et si l’hydrogène était l’une des solutions locales ?
Explorons ensemble une source d’énergie renouvelable pour un avenir durable.
C’est quoi au juste, l’hydrogène ?
Comment ça marche ?
L'hydrogène émet-il du CO₂ ?
À quoi l’hydrogène va-t-il servir ?
En quoi consiste le projet H de Enbridge Gaz Québec ?
Où sera établi le projet ?
Quel sera l’impact des travaux ?
Comment va-t-on récupérer l’hydrogène ?
Est-ce que l’hydrogène est dangereux ?
Quels sont les avantages de l’hydrogène ?
En quoi ce projet est-il bénéfique pour vous ?
Les acteurs du territoire impliqués dans le projet
Et si l’hydrogène était l’une des solutions locales ?
Explorons ensemble une source d’énergie renouvelable pour un avenir durable.
Échéancier du projet (prévisionnel)
Études environnementales et de pré-ingénierie. Participations publiques.
Planification du projet incluant études d’ingénierie, analyse de risques et les approbations réglementaires (2024-2026). Voir le tracé.
Construction (2027-2028).
Mise en service (2028-2029).
*Comme dans de nombreux projets de construction, l’échéancier est amené à être révisé selon la progression des différentes études menées, des ajustements éventuels au projet, et des processus d’approbations réglementaires.
Descriptif du projet
Valoriser une ressource énergétique locale et renouvelable, mais aujourd’hui inutilisée : voilà l’idée à l’origine du projet H2.
En collaboration avec un partenaire industriel bien établi dans la région, le projet prévoit d’acheminer une production existante d’hydrogène vert au moyen d’une conduite d’environ 22 km reliant Buckingham au secteur de l’aéroport. Cet hydrogène pourrait ainsi desservir des clients industriels et le réseau gazier d’Enbridge Gaz Québec, ainsi que, éventuellement, le secteur du transport lourd.
Une énergie d’ici, pour les besoins d’ici.
Nouvelles
14 septembre 2026
Dépôt prochain du dossier à la Régie de l’énergie
Enbridge Gaz Québec déposera prochainement, auprès de la Régie de l’énergie, le dossier concernant son projet d’hydrogène à Gatineau. Cette étape importante amorce l’examen réglementaire du projet, un processus qui s’échelonnera sur plusieurs mois avant qu’une décision ne soit rendue.
Le dossier présente notamment deux options de tracé de la conduite dans le secteur Buckingham : un tracé retenu ayant fait l’objet de nombreuses études et en cours de conception, le long de la rue Georges, ainsi qu’une variante qui suit un axe nord-sud et qui éviterait en grande partie cette rue.
Afin de prendre en compte les commentaires de la Ville de Gatineau et du milieu, Enbridge Gaz Québec a intégré cette variante au dossier pour l’approfondir. Déjà présentée lors des activités de participation publique de février 2024, elle n’avait pas été retenue à cette étape en raison de certains enjeux soulevés à cette occasion, et dans les analyses initiales. Ces études additionnelles permettront de comparer les différentes options.
A ce stade, le tracé retenu demeure une option de référence, validée pour sa viabilité et sa sécurité. La conception de la conduite intègre des critères de sécurité rigoureux, spécifiquement adaptés à l’hydrogène et au milieu où elle sera aménagée. Les conclusions de l’analyse quantitative des risques récemment terminée ont permis de préciser davantage certains de ces critères.
La Régie de l’énergie examinera le dossier selon le processus réglementaire applicable. En parallèle, Enbridge Gaz Québec poursuivra les études et analyses requises par le projet, tout en maintenant une collaboration étroite avec les intervenants du milieu.

(en rouge, une illustration de la variante du tracé qui sera l’objet d’études approfondies durant la prochaine année)
FAQ
Sécurité
L'hydrogène est-il sécuritaire et une analyse des risques a-t-elle été réalisée ?
Utilisation de l’hydrogène :
- Comme pour tout combustible, des procédures de sécurité appropriées sont requises. À température ambiante, l’hydrogène est gazeux, incolore, inodore et non toxique. La molécule d’hydrogène est tellement légère qu’elle se disperse très rapidement dans l’atmosphère. La combustion de l’hydrogène produit de l’eau.
- En cas de fuite ou de bris de conduite, l’hydrogène gazeux se comporte de façon similaire au gaz naturel puisqu’il ne produit pas de flaques au sol et ne contamine pas les eaux souterraines. L’hydrogène a tendance à prendre feu plus facilement que le gaz naturel, mais contient également moins d’énergie donc sa flamme est moins importante.
- Le stockage et le transport de l’hydrogène sont soumis à des codes et standards très rigoureux basés sur son utilisation sécuritaire dans le monde industriel depuis des décennies.
Étude quantitative des risques : finalisée en début d’année 2026.
- Les résultats et potentielles recommandations sont actuellement en cours d’analyse par les équipes d’Enbridge Gaz Québec. Il est possible que certains facteurs de la conception de l’hydrogénoduc doivent être ajustés. Cette étude sera soumise aux autorités techniques avant la construction.
- Enbridge Gaz Québec conçoit toutes ses conduites de façon égale ou supérieure aux exigences du code. L’entreprise est fière d’offrir de l’énergie de façon fiable et sécuritaire et s’assurera que des pratiques de travail sécuritaires pour le public et les travailleurs seront mises en place.
Quelles sont les mesures qui seront mises en place et comment les fuites seront détectées ?
- Les mesures de sécurité seront définies sur mesure pour ce projet, à partir des études réalisées, de la conception finale de la conduite, de son environnement et des exigences réglementaires applicables. Autrement dit, il ne s’agira pas seulement d’appliquer une solution existante : plusieurs éléments seront adaptés à la réalité du projet, notamment la façon de repérer une fuite, de surveiller la conduite, de prévenir les dommages causés par des tiers lors de travaux à proximité et d’organiser l’intervention en cas d’urgence.
Détection des fuites :
- L’hydrogène est inodore, comme le gaz naturel. Dans le cas de ce dernier, un composé odorant appelé mercaptan est ajouté au gaz pour lui donner son odeur caractéristique afin d’en faciliter la détection dans les lieux où il est utilisé. Dans le cas de l’hydrogène, les outils exacts utilisés et le système mis en place pour détecter les fuites de manière optimale font partie des facteurs étudiés dans l’étude d’analyse des risques. Il est important de noter que toute mesure devra être acceptée par la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ).
- Comme pour le gaz naturel, Enbridge Gaz Québec aura un service d’urgence 24/7 qui pourra répondre à tout type d’urgence et comme pour le gaz naturel, nous travaillerons en proche collaboration avec le service d’incendie municipal pour la prévention et les formations nécessaires. En cas de fuite, Enbridge Gaz Québec répondra promptement afin de rendre la situation sécuritaire le plus rapidement possible.
Y-a-t-il un risque pour les habitations à proximité de la conduite ?
- Les conduites d’hydrogène, comme celles de gaz naturel déjà en opérations dans le réseau d’Enbridge Gaz Québec, sont conçues, évaluées et exploitées selon des exigences de sécurité rigoureuses. Le risque d’incidents sur une conduite d’hydrogène n’est pas plus grand que celui sur une conduite de gaz naturel déjà existante. Comme nous le faisons depuis 65 ans, Enbridge Gaz Québec s’assure de réaliser toutes les études nécessaires à la conception et à l’opération d’une conduite sécuritaire pour la communauté.
- L’analyse quantitative des risques réalisée (voir la question L’hydrogène est-il sécuritaire et une analyse des risques a-t-elle été réalisée dans cette section de la FAQ) avait notamment pour but d’évaluer les scénarios de risque liés à l’emplacement de la conduite prévue et son intégration dans le milieu existant, donc sa proximité avec les bâtiments.
- A l’heure actuelle, la majorité des incidents signalés sur les conduites sont liés à des dommages causés par des tiers survenus lors de travaux d’excavation, souvent lorsque les mesures de sécurité appropriées n’ont pas été entièrement respectées. Chaque année, Enbridge Gaz Québec agit de façon proactive pour sensibiliser, former et promouvoir des pratiques sécuritaires, tant auprès des entreprises et des services publics qui réalisent des travaux dans les emprises municipales, qu’auprès des particuliers effectuant des travaux sur leur terrain privé.
Plus d’informations sont disponibles dans la section Tracé de la conduite et impacts de cette FAQ.
Réglementations, études et environnement
Le dossier du projet a-t-il été déposé à la Régie de l'Énergie ?
Il est prévu dans la loi 24 que les installations d’hydrogène peuvent être réglementées par la Régie de l’énergie. Enbridge Gaz Québec prévoit d’y soumettre le dossier de son projet durant l’année 2026, en plusieurs étapes.
Compte de frais reportés (déposé le 5 février 2026, approuvé le 22 mai 2026) :
- Les dépenses pour l’instant engendrées par le projet ont été déposées dans un compte de frais reportés. Cette demande a été faite en attendant l’étude et la décision sur le dossier complet du projet.
- Un compte de frais reportés (CFR) est un mécanisme couramment utilisé dans les projets d’investissement pour enregistrer et suivre les coûts engagés pendant le développement et la réalisation d’un projet. Les coûts inscrits au CFR demeurent soumis à l’analyse et aux décisions de la Régie de l’énergie dans le cadre du processus réglementaire, notamment quant à leur traitement futur.
Tarif d’injection (déposé le 12 juin 2026) :
- Le tarif d’injection est le tarif qui s’applique aux producteurs souhaitant injecter du gaz de source renouvelable (GSR), incluant notamment l’hydrogène, dans le réseau existant. Il permet de couvrir les coûts engagés par le distributeur pour intégrer ce gaz au réseau, notamment ceux liés au raccordement des installations, aux équipements de mesurage et de contrôle, ainsi qu’à l’exploitation et à l’entretien des infrastructures nécessaires à l’injection.
- Établi sur la base des coûts propres à chaque projet, il vise à assurer une tarification équitable et transparente, en faisant en sorte que les coûts associés à l’injection soient assumés par les producteurs qui en bénéficient.
Reste du dossier (à venir)
Qu’est-ce qui explique les changements dans l'échéancier des travaux ?
- Comme dans de nombreux projets de construction, l’échéancier est amené à être révisé selon la progression des différentes études menées, des ajustements éventuels au projet, et des processus d’approbations réglementaires.
- Enbridge Gaz Québec s’assure que le projet respecte toutes les normes et règlements en vigueur, et la réalisation des études nécessaires (ingénierie, environnement, risques) peut prendre plus de temps qu’anticipé initialement. Ces études impliquent plusieurs parties et des délais peuvent survenir pour qu’elles soient réalisées de manière appropriée.
- Initialement, Enbridge Gaz Québec s’était fixé un échéancier ambitieux et espérait que ces études pourraient être terminées en 2024 et que la construction pourrait débuter en 2025, une fois les différentes approbations et permis obtenus auprès des autorités compétentes.
- Cet échéancier continue d’être révisé, et reste encore à ce jour non définitif.
Quelles autres autorisations réglementaires et municipales sont nécessaires avant la construction ?
- Il existe différents organismes réglementaires en place qui ont la responsabilité de s’assurer que la conception a été menée avec rigueur et intégrité, et que le projet proposé respecte les lois et normes en vigueur. Ils peuvent réviser l’ensemble des études réalisées, demander des ajustements, ou des études supplémentaires.
Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) :
- Les exigences du MELCCFP ne sont pas propres à la distribution d’hydrogène par canalisation. Il a également été confirmé en juin 2023 que le projet n’entre pas dans les critères pour être assujetti à un BAPE. En vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation du Ministère pour la canalisation et les deux stations d’hydrogène prévus sur le tracé.
- Le dépôt du dossier auprès du MELCCFP pour la canalisation a été effectué en février 2025. A noter que ce processus est actuellement en pause, en attendant des plans d’ingénierie finaux. Le dossier sera soumis à nouveau lorsque ceux-ci seront disponibles (et suivant la demande du Ministère).
Régie du Bâtiment du Québec (RBQ) :
- La RBQ s’assure de la conformité technique des installations et de la conduite d’hydrogène. Des études d’ingénierie se sont terminées en juillet 2025, et l’analyse quantitative des risques a été complétée en janvier 2026.
- Des échanges sont en cours avec la RBQ pour réviser ces études.
Ville de Gatineau :
- Les différents permis nécessaires auprès de la Ville de Gatineau seront demandés avant que les travaux débutent, et lorsque les approbations réglementaires attendues auront été reçues.
Le projet a-t'il fait l'objet d'une consultation publique ?
- Enbridge Gaz Québec a choisi d’organiser deux soirées portes-ouvertes*, le 26 février 2024 dans le secteur Buckingham et le 29 février 2024 dans le secteur Masson-Angers. Également, une option en ligne était offerte, pour la population qui n’était pas en mesure de se déplacer. Il convient de noter que ces rencontres ne sont pas obligatoires dans le processus réglementaire (après vérification auprès du MELCCFP en juin 2023, il a été confirmé que le projet n’entre pas dans les critères pour être assujetti à un BAPE).
- L’information présentée durant les portes ouvertes permettait de faire découvrir l’hydrogène, le projet et de présenter un échéancier prévisionnel (depuis mis à jour). Trois tracés potentiels pour la conduite d’hydrogène étaient également proposés. L’ojectif était d’informer la population, répondre à leurs questions, et recueillir leurs commentaires.
- 80 visiteurs ont été reçus sur les deux soirées de portes ouvertes et plusieurs centaines sur le site Web dédié. Les commentaires reçus ont été revus et ils ont été considérés dans le choix du tracé préféré et dans les prochaines étapes de la planification du projet. Les questions posées par les participants ont également fait l’objet de cette FAQ.
- Enbridge Gaz Québec continue de tenir des rencontres avec les parties prenantes et demeure ouverte au dialogue.
*L’ensemble des citoyens résidants à l’ouest de la Municipalité de l’Ange Gardien, dans les secteurs de Buckingham, Masson-Angers et de l’Est de la Ville de Gatineau, et les élus municipaux, ont reçu une invitation à participer dans leur courrier. Cette invitation a également été relayée sur les médias sociaux et dans la presse locale.
Quelles études environnementales ont été menées et quels sont les engagements en matière d'environnement pour ce projet ?
- Des études environnementales ont été réalisées afin de limiter les impacts du projet sur l’environnement. Elles se sont notamment appuyées sur des données existantes disponibles (Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, Centre d’expertise hydrique du Québec, Géobase du réseau hydrographique du Québec, Canards Illimités Canada, MELCCFP, MRC Les Collines-de-l’Outaouais, Ville de Gatineau, Municipalité de l’Ange-Gardien). Des inventaires ont également été faits qui concernaient notamment les cours d’eau, les habitats du poisson, la végétation, les milieux humides, les espèces d’intérêt pour la conservation (faune et flore), les espèces exotiques envahissantes.
- Enbridge Gaz Québec s’engage à exercer ses activités de façon responsable sur le plan environnemental. Cet engagement repose notamment sur la prévention de la pollution, la protection de la biodiversité et la conservation des ressources, qui contribuent à un environnement durable. Les employés sont également appelés à favoriser un milieu de travail sécuritaire, à promouvoir des comportements responsables et à intégrer ces principes dans leurs activités quotidiennes.
Tracé de la conduite et impacts
Comment le tracé proposé a-t-il été choisi et quels critères ont été considérés ?
Le choix du tracé repose sur une analyse multicritères qui tient compte de facteurs techniques, environnementaux, sociaux et économiques. Lors de la participation publique de février 2024, plusieurs options de tracé ont été présentées à la population et parties prenantes pour discussion et commentaires.
- Le tracé retenu a été identifié comme le plus approprié, en considérant notamment:
-L’accessibilité au sol et la présence d’autres infrastructures souterraines
-La localisation dans l’emprise de la Ville de Gatineau
-L’impact environnemental et social
-La longueur du tracé
-Les commentaires reçus durant la participation publique
-La nécessité de desservir des clients industriels dans les secteurs de Masson-Angers et Rivière-Blanche
-La proximité des services d’urgence et de nos équipes, et l’accessibilité rapide et facilité aux infrastructures
-La présence à Gatineau d’une unité d’intervention formée pour répondre aux urgences liées aux gaz inflammables
-Une culture municipale consciente du processus de localisations et de creusage sécuritaire
- De façon générale, les mêmes critères ont été appliqués que pour une conduite de gaz naturel de taille et pression comparable par rapport aux éléments sociaux le long du tracé.
- Les facteurs économiques pour assurer la rentabilité du projet ont aussi été considérés dans le choix du tracé, mais cela ne signifie pas nécessairement que c’est le tracé le moins coûteux qui a été retenu. C’est en analysant l’ensemble des critères que le tracé a été choisi comme étant la meilleure option possible.
Important : le tracé reste sujet à des modifications si de nouvelles informations le justifient.
Les impacts de la conduite dans une zone résidentielle ont-ils été considérés ?
Enbridge Gaz Québec comprend que le tracé d’une conduite de distribution d’hydrogène en zone urbaine peut engendrer des inquiétudes. Cependant
- De nombreux projets de conduites d’hydrogène existent ailleurs dans le monde, dans des juridictions où la sécurité fait partie des priorités des gouvernements et des entreprises, tout comme au Canada. Plus d’informations sont disponibles dans la section Comprendre le projet, l’hydrogène et le mélange d’hydrogène de cette FAQ.
- Tout le temps nécessaire est alloué à la réalisation d’études (ingénierie et risques) afin d’assurer la sécurité de la conduite et que les pièces, matériaux et procédures soient adaptés à la distribution d’hydrogène.
- Il est important de noter qu’il y a des organismes réglementaires en place qui ont la responsabilité de s’assurer que la conception a été menée avec rigueur et intégrité, et que le projet proposé respecte les lois et normes en vigueur. Ils révisent l’ensemble des études, et peuvent demander des ajustements, ou des études supplémentaires.
- Depuis 65 ans, Enbridge Gaz Québec opère des conduites de gaz souterraines similaires en milieu urbain à Gatineau, et continue toujours d’assurer la sécurité et la fiabilité de son réseau pour ses clients et la communauté.
D'autres corridors ont-ils été évalués, notamment en dehors de zones urbaines ?
- Plusieurs corridors alternatifs ont été évalués, avant même les participations publiques, incluant des tracés en zone agricole, le long de corridors autoroutiers, de lignes de transport d’électricité, ou de voies ferrées. Ils ont été considérés au niveau de la faisabilité environnementale, sociale et technique.
- Bien que plusieurs corridors non urbains puissent sembler plus faciles, plus sécuritaires, voire moins coûteux, il est important de savoir que le processus de sélection d’un tracé est complexe et tient compte de nombreux facteurs sociaux, environnementaux, économiques, de sécurité et de faisabilité technique.
- Ceux qui ont été proposés lors de la période de participation publiques ont été ceux que nous considérons comme les plus viables. Les conduites de distribution de gaz sont principalement installées dans l’emprise municipale afin de faciliter l’accès pour les nouveaux raccords, pour l’inspection, la maintenance et les interventions d’urgence.
- Il est important également que la conduite puisse desservir directement les clients industriels installés dans les secteurs de Masson-Angers et de Gatineau.
Enbridge Gaz Québec reconnait que le passage d’une conduite en milieu résidentiel soulève des préoccupations. C’est précisément pour cette raison que l’entreprise a entrepris une analyse quantitative des risques et toutes les études d’ingénierie nécessaires, et qu’elle travaille en étroite collaboration avec les services d’urgence et les autorités réglementaires pour s’assurer que la conduite est conçue et opérée en toute sécurité.
Comprendre le projet, l’hydrogène et le mélange d’hydrogène
En quoi consiste le projet et pourquoi Enbridge Gaz Québec s'intéresse-t-elle à l'hydrogène ?
- Enbridge Gaz Québec développe un projet de récupération et de distribution d’hydrogène en Outaouais. Concrètement, il s’agit de capter de l’hydrogène actuellement produit par électrolyse de l’eau, par un partenaire industriel local à Buckingham — un hydrogène qui est présentement très peu utilisé — puis de le purifier et de le transporter via une conduite dédiée d’environ 20 km jusqu’à des points d’injection et d’utilisation dans les secteurs de Masson-Angers, Gatineau et de l’Aéroport.
- L’hydrogène ainsi récupéré pourra être mélangé au gaz naturel dans le réseau de distribution d’Enbridge Gaz Québec, desservant ainsi environ 44 000 clients. Il pourra également être utilisé sous forme de gaz de source renouvelable (GSR) directement par des clients industriels situés le long du tracé.
- Ce projet s’inscrit dans les efforts de transition énergétique du Québec. Il permet de valoriser une source d’énergie locale et renouvelable déjà existante, sans nécessiter de nouvelle production d’électricité.
- Le projet H2 de Enbridge Gaz Québec est un premier morceau d’un projet de décarbonation régional à long terme consistant à mettre en place, en Outaouais, un écosystème énergétique basé sur la récupération des déchets, les énergies renouvelables et l’économie circulaire.
Comment fonctionne le mélange d'hydrogène et quel taux peut être mélangé (injecté) de façon sécuritaire ?
- Le mélange consiste à injecter un pourcentage contrôlé d’hydrogène dans le réseau de distribution de gaz naturel existant. Une fois injecté, l’hydrogène se mélange au gaz naturel et alimente les appareils connectés au réseau (chauffage, chauffe-eau, cuisinière, etc.) de la même façon que le gaz traditionnel. Pour les clients, aucun changement d’équipement n’est requis.
- Le taux maximal d’hydrogène pouvant être injecté de façon sécuritaire dépend de plusieurs facteurs, dont la compatibilité des matériaux des conduites, des équipements de mesure et des appareils utilisés par les clients. Enbridge Gaz Québec a réalisé des études d’ingénierie propres à son réseau afin de mieux définir les limites potentielles du mélange, tout en confirmant la résilience du réseau, son intégrité à long terme et sa capacité à maintenir une exploitation fiable et sécuritaire dans les conditions propres au projet.
- Pour le projet en Outaouais, Enbridge Gaz Québec vise un taux de mélange de 5 % à 15 % par volume, un niveau qui s’inscrit dans ce qui se fait ailleurs dans le monde.
- À titre de repère, la CSA a déjà indiqué qu’un mélange contenant jusqu’à 5 % d’hydrogène peut être envisagé dans un réseau de distribution de gaz naturel avec les appareils domestiques actuels. À aucun moment la CSA n’a mentionné que cette limite était attribuée à la sécurité des usagers.
Plus d’informations sur des projets d’hydrogène dans le monde se trouvent à la question Quel autre type de projet existe ailleurs dans le monde? dans cette section de la FAQ.
Quel autre projet de ce type existe ailleurs dans le monde ?
Le projet d’Enbridge Gaz Québec est unique de deux façons :
- La production d’hydrogène est déjà préexistante et ne nécessite aucun besoin en énergie, ni aucune infrastructure de production supplémentaires. Le projet consiste à récupérer cet hydrogène actuellement perdu, et à le réutiliser.
- L’apport énergétique est conséquent, avec un équivalent de 55 MW (ou assez d’énergie pour alimenter 10 000 foyers). Cela représente un remplacement de jusqu’à 13% des besoins en gaz naturel traditionnel utilisé dans notre réseau.
La construction de la conduite permettant d’acheminer l’hydrogène du producteur vers les points de distribution n’est en revanche pas unique. Le mélange d’hydrogène dans le réseau de gaz naturel n’est pas non plus unique. De nombreux projets liés à l’hydrogène existent déjà ou sont en cours de développement dans le monde, souvent à des échelles plus importantes que celle envisagée ici en Outaouais. En Europe, au Canada, aux États-Unis et en Asie, certains projets intègrent plusieurs centaines de kilomètres de canalisations d’hydrogène, des infrastructures de stockage, de nouvelles capacités de production ainsi que des initiatives de mélange avec le gaz naturel. Au Québec, des installations produisent ou consomment déjà de l’hydrogène.
A titre d’information, Enbridge Gaz Québec référence sur cette page certains projets en cours dans le monde*.
* Les sites Internet référencés sont propriétés de leurs opérateurs respectifs et disponibles en anglais seulement. Ils sont fournis à titre d’exemple, et l’information qui y est présentée n’est pas de la responsabilité d’Enbridge Gaz Québec.
Qu’est-ce que l’hydrogène et que signifient les termes 'propre', 'vecteur énergétique' et les couleurs de l'hydrogène ?
- L’hydrogène (H2) est l’élément le plus abondant de l’univers. C’est un gaz très léger, inodore et incolore. On le retrouve notamment dans l’eau (H₂O). L’hydrogène peut être produit de différentes façons, notamment par électrolyse — un procédé qui utilise de l’électricité pour séparer l’hydrogène de l’oxygène dans l’eau. Il peut ensuite être transporté par conduite ou par camion pour être utilisé dans des procédés industriels, comme carburant, ou mélangé au réseau de gaz naturel.
- Pourquoi “propre” ? On parle d’hydrogène « propre » lorsque son mode de production ou de récupération permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles traditionnels. Dans le cas du projet d’Enbridge Gaz Québec, l’hydrogène provient d’un sous-produit industriel déjà existant qui serait autrement perdu. Sa valorisation permet donc de remplacer une partie du gaz naturel fossile dans le réseau, tout en évitant de produire de l’hydrogène supplémentaire. Lorsqu’il est utilisé, l’hydrogène ne génère pas de CO₂ à la combustion : il produit principalement de la vapeur d’eau.
- Vecteur énergétique : L’hydrogène n’est pas une source d’énergie primaire qu’on extrait du sol comme le pétrole. C’est un vecteur, c’est-à-dire un moyen de stocker et de transporter de l’énergie produite autrement — un peu comme une batterie, mais sous forme de gaz.
- Les couleurs de l’hydrogène sont des désignations utilisées dans l’industrie pour identifier la méthode de production :
- Vert : produit par électrolyse à partir d’électricité renouvelable (comme dans notre projet)
- Gris : produit à partir de gaz naturel (avec émissions de CO₂)
- Bleu : comme le gris, mais avec captage de CO₂
- Rose : produit à partir d’énergie nucléaire
- Blanc : hydrogène naturellement présent dans le sous-sol, qui peut être extrait directement
Quels sont les avantages environnementaux du projet et son impact sur les GES ?
- L’hydrogène vert visé par ce projet est issu de la récupération d’un sous-produit industriel déjà existant. Il ne nécessite pas de nouvelle production d’électricité ni de nouvelle infrastructure de production.
-
En remplaçant jusqu’à 13 % du gaz naturel fossile actuellement utilisé dans le réseau, il pourrait contribuer à la réduction des émissions de GES dans la région. Sa combustion ne produit que de la vapeur d’eau.
- Il devrait également générer plusieurs avantages économiques et locaux, notamment la création de nouveaux emplois par l’implantation d’industries à la recherche d’une énergie renouvelable, fiable et à prix compétitif.
Clients, avantages et financement du projet
À qui s’adresse le projet et quand l'hydrogène sera-t-il disponible ?
Le projet vise plusieurs types d’utilisateurs :
- Clients résidentiels et commerciaux : les quelques 44 000 clients du réseau de distribution d’Enbridge Gaz Québec bénéficieront automatiquement du mélange hydrogène-gaz naturel, sans aucun changement d’équipement requis de leur part.
- Clients industriels : des entreprises situées le long du tracé pourront utiliser de l’hydrogène directement, sous forme de gaz de source renouvelable (GSR), pour leurs procédés industriels, en remplacement de combustibles fossiles (gaz naturel, ou huile). Le projet pourrait favoriser l’arrivée de nouveaux investissements industriels en offrant aux entreprises un accès à une source d’énergie à faible empreinte carbone, disponible localement et à prix compétitif.
- Secteur du transport lourd : le projet prévoit également la possibilité d’alimenter des stations de ravitaillement en hydrogène.
La mise en service est actuellement prévue pour 2029, sous réserve des approbations réglementaires et de l’avancement des études.
Comment fonctionneront l’approvisionnement et la facturation ?
Approvisionnement :
- L’hydrogène est produit localement en Outaouais par un partenaire, à partir d’un sous-produit de ses opérations industrielles. Enbridge Gaz Québec achètera cet hydrogène, le transportera via la conduite dédiée, puis le fournira sous forme de gaz de source renouvelable (GSR) directement à certains clients industriels, ou via injection dans son réseau de distribution. Une fois injecté, l’hydrogène se mélange au gaz naturel et alimente les appareils connectés au réseau exactement de la même façon que le gaz traditionnel.
Facturation :
- L’hydrogène mélangé au gaz naturel sera intégré à la facturation régulière des clients, comme le GSR l’est actuellement, via un mécanisme réglementé qui devra être approuvé par la Régie de l’énergie. Plus d’informations se trouvent dans la section Réglementations, études et environnement de cette FAQ.
Quels sont les avantages pour le consommateur ?
- Réduction de l’empreinte carbone : en recevant un mélange contenant de l’hydrogène, les clients réduisent les émissions de GES liées à leur consommation de gaz.
- Aucun changement d’équipement requis : l’hydrogène mélangé au gaz naturel s’utilise exactement de la même façon — chauffage, eau chaude, cuisson — sans modification des appareils nécessaire chez les clients.
- Moins de monoxyde de carbone : l’hydrogène a la particularité de ne rejeter aucun monoxyde de carbone lors de sa combustion.
Les mesures de sécurité habituelles, et employées pour le gaz naturel, restent en vigueur.
Comment le projet est-il financé et quel est l'investissement total ?
Le projet représente un investissement privé total d’environ 200 M$.
- Enbridge Gaz Québec investit pour l’infrastructure réglementée (conduite, stations, systèmes de sécurité). Ces coûts sont récupérés via les tarifs réglementés, selon les modalités qui seront approuvées par la Régie de l’énergie (plus d’informations dans la section Réglementations de cette FAQ).
- Subventions gouvernementales : Le 1er février 2024, le gouvernement fédéral a annoncé une aide financière de plus de 3,3 millions de dollars (3,3 M$) pour un projet de combustibles propres d’une valeur totale de 7,3 M$, permettra la réalisation d’une étude de faisabilité sur le mélange de l’hydrogène, plus précisément, l’évaluation de l’aménagement d’un électrolyseur visant à décarboner le réseau de distribution de gaz naturel de Enbridge Gaz Québec en y injectant de l’hydrogène bas carbone.